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FAKULTÄT FÜR SPRACH-, LITERATUR- UND KULTURWISSENSCHAFTEN
La délocalisation du roman français
 Altes FinanzamtLandshuter Str.
󰀴
Colloque international organisé dans le cadre des „Rencontres franco-allemandes du contemporain“Organisation:
 Anne-Sophie Donnarieix & Jochen Mecke
Nouvelles esthétiques néo-exotiques et redéfinition des espaces contemporains.
 
   J  e  u   d   i 
      󰀲      󰀴
   o  c   t  o   b  r  e   V  e  n   d  r  e   d   i 
      󰀲      󰀵
  o  c   t  o   b  r  e   S  a  m  e   d   i 
      󰀲       󰀶
   o  c   t  o   b  r  e
Jeudi
󰀲󰀴
 octobre
󰀹
:
󰀰󰀰
Introduction
 Jochen Mecke &  Anne-Sophie Donnarieix 
 
:
 «
 
Néo-exotisme
 
? Contre-exo-tisme
 
? Post-exotisme
 
? Les déloca-lisations du roman contemporain
 
»
󰀹
:
󰀳󰀰
Nouveaux sentiers théoriques
Modération
 
:
 Anne-Sophie Donnarieix 
Guillaume Thouroude
 
:
«
 
Récit de voyage ou littérature voyageuse. Vers la guerre des genres ou la rencontre des narrations
 
?
 
»
 Jochen Mecke
 
:
«
 
Pour une esthé-tique du néo-exotisme
 
»
Pause café
󰀱󰀱
:
󰀰󰀰
Retour aux sources
 
: les ailleurs familiers
Modération
 
:
Dominique Viart  Sylviane Coyault 
 
:
 «
 
Les filles partent (Bergounioux, Lafon, Lang)
 
»
Morgane Kieffer 
 
:
 «
 
Un exotisme du proche
 
? Fabulation roma-nesque et explorations des espaces marginaux chez Christine Montal-betti et Mathieu Riboulet.
 
»
Timo Obergöker 
 
:
 «
 
Sur les che-mins noirs ou ce que la France périphérique (si tant est qu’elle existe) fait au récit
 
»
Déjeuner 
󰀱󰀴
:
󰀳󰀰
Méthodes d’exploration et pra-tiques d’écriture
Modération
 
:
 Wolfram NitschDominique Viart 
 
:
 «
 
Reportage
vs
 Littérature de terrain : les enquêtes de Jean Rolin
 
»
Karine Légeron
 
:
 «
 
Écrire ailleurs
 
: création littéraire
in situ
 et
 poie- sis
 
»
Pause café
󰀱󰀶
:
󰀰󰀰
Éthiques de la délocalisation (
󰀱
)
Modération
 
:
 Gesine Müller Pierre Schoentjes
 
:
 «
 
Penser au- jourd’hui le monde de demain. Quand l’écologie réinvente le post-apocalyptisme
 
»
Vincent Gélinas-Lemaire
 
:
 «
 
Les ruines qui se font
 
: Témoigner de la catastrophe contemporaine chez Littell et Ferrier
 
»
 Alessia Vignoli 
 
:
 «
 
La représen-tation de l’espace post-catastro-phique chez Laurent Gaudé
 
: une délocalisation engagée
 
?
 
»
Vendredi
󰀲󰀵
 octobre
󰀹
:
󰀳󰀰
Éthiques de la délocalisation (
󰀲
)
Modération
 
:
 Elisa BriccoDagmar Schmelzer 
 
:
 «
 
Les guerres des autres
 
? Espace européen et méditerranéen dans
 Zone
 de Ma-thias Énard
 
»
Riccardo Barontini 
 
:
 «
 
Espaces d’espèces
 
: délocalisation du sujet et frontières de l’humain chez Tris-tan Garcia
 
»
Pause café
󰀱󰀱
:
󰀰󰀰
(R)éprouver le rêve oriental
 
: vers un post-orientalisme
 
?
Modération
 
:
 Morgane Kieffer  Jean-Pierre Dubost 
 
:
«
 
“La fuite est l’engendrement de l’espace sans refuge” : ‘fuite panique’ et ‘délo-calisation’ romanesque dans
Rue des voleurs, Zone et Boussole
 de Mathias Enard
 
»
Marina Hertrampf 
 
:
 «
 
Les enjeux de l’ “orientalisme (post-)migra-toire”
 
: (re-)constructions littéraires de l’Orient dans quelques endofic-tions françaises
 
»
Déjeuner 
󰀱󰀴
:
󰀰󰀰
 Ailleurs fantasmés et espaces de projection
Modération
 
: Jochen Mecke Anne-Sophie Donnarieix 
 
:
«
 
Les déserts contemporains, entre nostalgie de l’ailleurs et matrice néo-exotique.
 
»
Wolfram Nitsch
 
:
 «
 
Une nouvelle prose du Transsibérien
 
: l’espace ferroviaire chez Maylis de Keran-gal
 
»
Célestine Dibor Sarr 
 
:
 «
 
De l’Afrique dans
Onitsha
 de J.M.G. Le Clézio
 
: du mythe à la réalité
 
»
Pause café
󰀱󰀶
:
󰀰󰀰
Décentrements critiques
Modération
 
:
 Bruno Thibault Elisa Bricco
 
:
 «
 
La fuite vers l’ail-leurs dans le roman français contemporain.
 
»
 Kai Nonnenmacher 
 
:
 «
 
“Mon lieu sûr c’était déjà une forêt.” Céline Minard, Marie Darrieussecq et la fiction déconnectée
 
 »
Samedi
󰀲󰀶
 octobre
󰀹
:
󰀰󰀰
Mondialisation et stéréotypi-sation des espaces
Modération
 
:
 Riccardo Barontini Hind Lahmami 
 
:
«
 
La littéra-ture-monde ou l’esthétique du dé-centrement dans le texte littéraire maghrébin contemporain
 
»
Frédéric Martin-Achard
 
:
 «
 
Unifor-misation du monde, standardisa-tion du discours : quelques romans français contemporains à l’épreuve des clichés touristiques (et récipro-quement)
 
»
Gesine Müller 
 
:
 «
 
Décentration et pensée archipélique dans le roman français contemporain
 
»
Pause café
󰀱󰀱
:
󰀰󰀰
Identité-altérité
 
: entre continuité et subversion
Modération
 
:
 Sylviane Coyault Laude Ngadi Maissa
 
:
 
«
 
France-Portugal aller-retour
 
: à propos de la “patrie littéraire” d’Olivier Rolin
 
»
 Andreas Gelz 
 
:
 «
 
“Comme une scène de théâtre vide” ? – le Ja-pon et la Chine dans l’œuvre de Jean-Philippe Toussaint
 
»
Bruno Thibault 
 
:
 «
 
L’écriture de la délocalisation et du décentrement chez J.M.G. Le Clézio et Jean Ro-lin
 
»
󰀱󰀲
:
󰀳󰀰
Conclusion
La délocalisation du roman français : nouvelles esthétiques néo-exotiques et redéfinition des espaces contemporainsUniversität Regensburg, 24 – 26 octobre 2019
 
Morgane Kieffer Université de Namur Observatoire des Écritures contemporaines
Un exotisme du proche ? Fabulation romanesque et explorations des espaces marginaux chez Christine Montalbetti et Mathieu Riboulet.
Cette communication est née d’un rapprochement thématique entre deux ouvrages,
Trouville Casino
 de Christine Montalbetti, paru en 2018 chez P.O.L, et
Quelqu’un s’approche
 de Mathieu Riboulet (paru en 2000 chez Maurice Nadeau puis repris chez Verdier en 2016 et augmenté d’un court texte en postface,
 La main  sorcière
, de Martin Hervé).
 
Trouville Casino
 prend son élan dans un fait divers : le braquage du casino de Trouville en 2011 par un septuagénaire, tué par un policier dans la cavale qui s’en est suivie. Entre histoire de gangsters, dont il adopte les codes et la structure (suspense, schéma narratif, personnages et scènes types) et rêverie biographique, le roman se donne à la fois comme une fable romanesque et comme une méditation ethnologique. Dans
Quelqu’un s’approche
, Mathieu Riboulet met en scène un territoire rural et reculé, celui d’un village isolé de la Creuse (Longeaigue). Le narrateur vient y rencontrer la famille de son compagnon, Etienne, dans cette région où il a lui aussi ses racines. Une intrigue mystérieuse et haletante, où l’histoire familiale se mêle de magie et de surnaturel, se développe à partir de cette situation initiale. Ce qui m’intéresse alors est de comparer la représentation de la campagne française qui s’effectue dans ces eux textes, à partir d’une réflexion sur la notion d’exotisme telle qu’elle est réinvestie ici – notamment à travers un imaginaire de « l’exotisme du proche »
1
. C’est une pratique de l’
hyper-exotisme
que je voudrais mettre en lumière : ces deux auteurs mènent un travail de défamiliarisation des espaces proches (la Creuse, la campagne normande) tout en réinvestissant des motifs, et parfois des stéréotypes, familiers de l’exotisme. « Hyper » signifie alors à la fois ce réinvestissement et la distance ironique sur laquelle celui-ci est fondé, dans une dynamique de projection intimiste sur la description de l’espace (qui reconduit à son tour une certaine posture romantique).
1
 On pense à Georges Perec et sa proposition d’une curiosité « endotique » par opposition à l’exotisme, aux romanciers limousins dont Pierre Michon, Pierre Bergounioux, Richard Millet ou encore Marie-Hélène Lafon sont les plus célèbres représentants, et encore récemment autour des livres de la banlieue et de la périphérie, sur les pas de Marc Augé, d’Annie Ernaux (
 Regarde les lumières, mon amou
), de Philippe Vasset, d’Arno Bertina et tant d’autres – sans même parler du traitement anti-exotique que certaines œuvres voyageuses font des terres les plus lointaines.
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